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Défi 173 : s’installer à la lueur d’une lampe

Défi 173 : s'installer à la lueur d'une lampe

Défi 173 : s’installer à la lueur d’une lampe

Défi 173 : écrire sur le thème : à la lueur d’une lampe, un défi proposé toutes les semaines par Evy.

Premier épisode de notre histoire de août.

Désolée Evy, je n’ai vu que trop tard, qu’il s’agissait d’écrire à la lueur d’une lampe. Mon personnage y fait autre chose. J’étais déjà trop loin dans mon texte pour revenir en arrière.

Défi 173 : s’installer à la lueur d’une lampe

Seule entre mes quatre murs depuis trop longtemps, je me pose la question de l’intérêt de poursuivre cette vie de solitude et de désert tant affectif que occupationnel. Ces murs qui pourraient pourtant témoigner de toute la vie qui y a régné… Aujourd’hui, dans cette cuisine dans laquelle je passe le plus clair de mon temps, je gouverne seule sur l’unique table qui cache quatre chaises, dont une seule est usée, la mienne, un évier qui ne voit plus guère de vaisselle, un frigo rarement plein et un vieux meuble en bois qui abrite ce qui reste de ma vie. Plus personne ne vient me rendre visite et je n’ai plus l’envie de sortir. Pour aller où ? Voir qui ? Je suis persuadée ne plus connaitre une seule âme dans ce village dans lequel j’ai pourtant travaillé et vu la chair de ma chair grandir…

Je me lève de ma chaise et vais péniblement jusque la paillasse pour me faire chauffer de l’eau. Il se fait tard mais je n’ai pas sommeil. la tisane aidera peut-être, mais j’en doute. Mon cerveau est trop en ébullition, en questionnements peu utiles à part éloigner l’endormissement. Je fais le tour de la table en m’y agrippant pour ne pas tomber, et cherche dans le buffet l’album qui occupe habituellement mes soirées d’hiver.

A la lueur de la lampe qui pend au plafond, coiffée d’un abat-jour qui n’a plus aucune allure, j’hésite à ouvrir la porte de mes souvenirs. A quoi bonle franchir une nouvelle fois ce seuil qui m’emmène ensuite dans des semaines de nostalgie à n’en plus finir ? Comme si je débordais de joie et avais besoin de me calmer… Maso, diraient certains, je dois être maso et aimer me faire du mal pour rien. Est-ce vraiment une bonne idée que j’ai là ? Ne ferais-je pas mieux de le renfermer dans son tiroir et d’aller trouver Morphée ?

A suivre

8 réflexions au sujet de « Défi 173 : s’installer à la lueur d’une lampe »

  1. Ça commence bien tristement mais c’est le quotidien de tellement de personnes

  2. A la lueur d’une lampe

    Lampe posée sur une commode,
    Rien en elle ne démode,
    Juste derrière toi
    Elle accomplit son emploi.
    En file : le mur, la lampe, toi debout,
    Vêtue d’un simple boubou.
    Cette lampe éclaire toute la pièce,
    Illuminant le portrait de ta nièce.

    Tout est silencieux dans ce salon,
    Empli pour le nouvel an de cotillons.
    Tu es seule, dressée sur tes deux jambes,
    Autour de toi, rien ne flambe ;
    Figée dans cette position surprenante
    Comme une plante flamboyante
    Au milieu d’un havre de paix,
    Dans une grande plaine, campée.

    Derrière toi, tu ne m’as pas senti me glisser,
    Dans cette pièce bien agencée.
    En silence pour ne pas te surprendre,
    Je voulais doucement t’atteindre.
    Tu te crois seule,
    A coté de ton épagneul.
    La lueur de la lampe projette devant moi ton dos,
    Dessin construit avec beaucoup de brio.

    Ombre projetée sur le mur d’en face,
    Tu occupes tout l’espace.
    Le dessin de ton corps devant moi, épanoui,
    Mes yeux en sont tout éblouis.
    En noir et blanc sur un mur immaculé,
    En aucun point alvéolé.
    La fraicheur de l’ombre me surprend,
    Ta vision me déend.

    Tu es affinée et grandie,
    Ta candeur resplendie.
    Règles d’optique respectées,
    Le dessinateur s’est acclimaté.
    Tu es bien frêle sur cette projection
    Monte en moi une profonde admiration,
    Devant l’être que tu es,
    Dans ma tête imagée.

    Tu es telle que je t’ai aimé,
    A toi, vite je me suis accoutumé.
    Ma présence te fait vibrer
    Sur le mur, plus de dessin ombré.
    Je te serre dans les bras,
    Ce qui te déséquilibra.
    Nos lèvres se sont rapprochées,
    Pour un baiser non recherché.
    (1/08/2018)

  3. Bonsoir ma Sévy non le thème est bien à la lueur d’une lampe c’est ouvert sur tout moi j’ai choisie l’écriture une histoire réel et bien triste de la vie tu est la pro des histoires passe une douce soirée c’est en ligne bisous

  4. Bravo Séverine ! Très bien partie, ton histoire d’août ! Bonne poursuite de cette soirée ! Amitiés♥

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  8. Malheureusement la solitude c’est le lot de bien des personnes âgées, les souvenirs oui n’estompent pas souvent la peine éprouvée .

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