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Défi 180 : rendez-vous au chant du coq !

Défi 180 : rendez-vous au chant du coq !

Défi 180 : rendez-vous au chant du coq !

Défi 180 : écrire sur le thème : au chant du coq, un défi proposé toutes les semaines par Evy.

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Défi 180 : rendez-vous au chant du coq !

Je dois garder mon objectif en tête et tout faire pour l’atteindre même si la tâche n’est pas simple à accomplir.

– Papa, si j’ai voulu te voir aujourd’hui, c’est…

– Écoute, me coupe-t-il, je n’ai pas pu supporter l’idée de te voir diminuer au fil des mois, et je ne supporte pas plus de te voir ainsi aujourd’hui après toutes ces années. Alors je crois inutile d’insister et on va reprendre le cours de notre vie chacun de notre côté, comme on l’a fait jusque là. D’accord ?

Il se lève avant de me laisser le temps de répondre. Le découragement me guète mais il est hors de question que je le laisse m’abattre sans réagir. Alors qu’il a presque atteint le chemin qui fait le tour du lac, je crie à plein poumons.

– Papa, reviens s’il te plait, écoute au moins ce que j’ai à te dire.

Il s’arrête mais ne se retourne pas. La maladie m’a privée de ma force physique, pas de ma voix. Et je ne me soucis guère de l’idée qu’un promeneur pourrait m’entendre.

– Je suis peut-être du gâchis, mais je n’ai pas trop usé de ton temps depuis ma naissance, alors tu peux au moins m’accorder cinq minutes. Après, je ne te retiendrai plus, tu feras comme bon te semble.

Le visage inondé de larmes, je l’aperçois qui fait demi-tour. Mes yeux ont beau être dans un brouillard épais, je le sens assis tout proche de moi. Je ne le laisse pas exprimer quoi que ce soit, je prends l’initiative avant qu’il ne revienne tout gâcher.

– Je vais me marier bientôt et j’aimerais que tu sois là pour me conduire à l’autel, comme tous les pères font pour leur fille.

– Je ne sais pas si…

– Je sais que je ne suis pas la fille que tu espérais. Si tu acceptes, cela ne se déroulera certainement ps comme tu l’aurais rêvé si j’avais été valide et en bonne santé… Mais si au moins une fois, tu pouvais faire l’effort de me voir comme ta fille et non pas comme une handicapée dans un fauteuil…

Je sens que mes paroles risquent de dépasser ma pensée et ce n’est vraiment pas le moment de le braquer. Je desserre le frein de mon fauteuil et commence à lui faire faire demi-tour afin de rejoindre une amie qui m’attend en haut de la bute.

– Je te laisse réfléchir, tu as mon téléphone. Avant le chant du coq dans une semaine, j’espère avoir ta réponse.

 

Fin… ou pas….

D’après vous, va-t-il venir ou pas ? Quelle va être sa décision ? Comment va-t-il faire face ou pas au handicape de sa fille ?

11 réflexions au sujet de « Défi 180 : rendez-vous au chant du coq ! »

  1. Entre oui et non son coeur balance, on a envie, comme sa fille, qu’il réponde je serai là pour ton grand jour, au moins ! Et qu’après qu’il aime aussi ses petits-enfants à venir…Le handicap fait fuir certains pères, incapables d’assumer, qu’à l’âge adulte il la prenne enfin dans ses bras !!! 😉

  2. Un père digne de ces nom ne pourra pas refuser Séverine !
    Bises et bon début de semaine

  3. Partagée pour la suite à donner à ton histoire , j’ai rencontré les deux cas de figure professionnellement. Le père qui ne peut assumer le handicap de sa fille quel que soit l’âge de celle – ci et qui préfère rompre tous les ponts et celui qui enfin a le déclic du père aimant .
    Bonne journée
    Bisous

  4. J’espère qu’il viendra…
    J’attends la suite de ta belle histoire…
    Bises Sévy

  5. Et quelle superbe illustration…

  6. D’après ton histoire, je me dis qu’il sera là. Ça c’est mon côté subjectif.
    Quant à la réalité, comment savoir ? Comme l’écrit Gisèle peut-être que oui, peut-être que non. C’est en lui que se trouvent les réponses. Il assume ou pas l’handicap de sa fille qui lui lance ce merveilleux cri d’amour. Les hommes dans le domaine des sentiments et de sortir un peu de leur “machisme” ou de leur “timidité” de ce que ses parents lui ont enseigné, ou le mal intérieur qu’il ressent et dont la personne handicapée n’a rien à voir, tout cela est un écheveau bien difficile à démêler. Il reste l’espoir. Je suis l’handicapée, j’attendrai et j’attendrai jusqu’à la dernière minute, me disant d’essayer de ne pas être trop triste et de respecter son choix. Plus tard peut-être, sera t-il là pour d’autres événements aussi importants.

  7. Pas facile à dire
    On ne peut qu’espérer un sursaut de bon sens et de sentiments
    Dans un autre domaine , il y aussi ceux qui ont peur de la vieillesse et laissent seules les personnes dans leur dernier lieu de vie sous prétexte qu’ils veulent garder d’eux le meilleurs d’avant, ce genre de comportement m’horripile , mais que faire … faire ce qui est en notre pouvoir pour éviter de copier ces comportements inadmissibles et sans cœur …
    Bonne journée Cendrine

  8. J’espère et crois qu’il va y aller et si jamais il n’y va pas elle doit se dire que la vie l’avenir et une famille et devant elle et non derrière….Bisous

  9. Je crois qu’il y sera, Séverine !!! En tout cas, je l’espère de tout ♥ pour elle !!!
    Bonne soirée !
    Amitiés♥

  10. Bonsoir ma Sévy on ne peut qu’espérer J’espère qu’il viendra…jusqu’à la dernière minute faut qu’il assume l’handicap de sa fille merci pour ta participation hâte de savoir bonne soirée à toi douce nuit bisous c’est en ligne

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