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Aides de vie : 3 bonnes raisons de leur rendre hommage.

Aides de vie

Aides de vie : un sacré métier qu’il me parait bon de souligner en ces temps de crise sanitaire. Malgré le confinement, elles se lèvent tous les matins pour s’occuper de nos proches. Elles font partie du personnel soignant, on l’oublie peut-être un peu trop souvent.

Par cet article, je souhaite leur rendre l’hommage qu’elles méritent, surtout en ce moment, mais aussi parce que j’ai eu l’occasion soit de lire des romans les mettant en avant, soit d’en parler moi-même dans mes romans. Mado (ou Madeleine), vous la connaissez ? Vous allez la rencontrer tout au long de cet article.

Aides de vie : un métier qui demande le don de soi.

Une source de joie…

Mado aime ses patients. C’est toujours une joie de leur apporter le réconfort, l’aide dont ils sont besoin. Elle est une épaule, une présence, une confidente. Elle aime voir le sourire revenir sur les visages qui n’étaient pas forcément très gais à son arrivée.
Sa joie, c’est de voir à quel point elle a apporté du bien-être à tous ceux qui avaient besoin d’elle. Comment ne pas être fière d’entendre que leur rayon de soleil est enfin arrivé ou qu’elle est leur petite fée lorsqu’elle pénètre chez eux la matin.

Ce jour-là, Pauline, la tête sur mon épaule, calme, souriante, m’a montré une autre facette de son personnage… Vous, l’amie .

Elle était même presque devenue une confidente. Angèle avait
très vite compris qu’elle pouvait se confier à cette femme qui
était une vraie tombe dès qu’elle la quittait.
Aime-moi si tu peux

… Mais aussi une source de soucis.

Mado aime ses patients, je l’ai dit, mais elle a aussi parfois peur de mal faire. Elle est parfois désemparée face à la réaction de ses patients, ne sait plus comment leur apporter ce pour quoi elle est venue. L’expérience aide, mais lorsqu’on débute, ce n’est pas évident.
Et il y a la fatigue, le corps de l’aide qui s’épuise tout en gardant le sourire. Les patients n’y sont pour rien, et pourtant…
Pourtant elle les aime et c’est un déchirement, lorsqu’un patient tire sa révérence.

Après une tournée de cinq personnes difficiles, je reviens chez moi. Il me faut de l’aide, comment répondre aux besoins, comment me comporter devant ces révoltes. Ces refus m’interrogent : ai-je fait mon boulot correctement ? Comment aborder ces cas ? Vous, l’amie .

Il y a également l’absence des familles qui sont parfois remplacées par l’administration (en cas de tutelle par exemple). L’inquiétude envers ses patients qui sont en difficulté grandit car un réel lien affectif se crée au fil des jours.

Le don de soi

Vous l’aurez compris, se lever le matin pour aller à la rencontre des personnes qui ont besoin d’elles, ce n’est pas toujours évident, même si au final, de grandes joies en ressortent aussi. Pour autant, l’aide de vie qui fait correctement son travail est obligée de donner de sa personne, de part le moral mais aussi par le physique comme les douleurs dans le dos.

Deuxièmement, je suis un peu en avance, car
je souhaitais finir plus tôt pour affaire personnelle. Mais
maintenant, si tu ne te sens pas bien et que tu as besoin de
parler, tu sais que je suis là, et je prendrai le temps qu’il faudra
pour t’écouter. Tant pis si je ne finis pas plus tôt.
Aime-moi si tu peux

Il faut pouvoir accepter l’autre, la personne en face de soi avec ses qualités et ses défauts. Accepter sa pudeur, sa mauvaise humeur… Tout ce qui fait la personne dans son entier.

Allez Madeleine, courage ! Aujourd’hui, c’est ta deuxième rencontre et tu vas y arriver. Respire et affronte cette révoltée pleine de souffrances, essaie de la comprendre. Vous, l’amie.

Angèle avait refusé tout net et reçu Mado avec toute la détermination
d’une ado butée et incontrôlable. […] Angèle refusait tout bonnement d’offrir sa nudité à une parfaite inconnue, qu’elle ait un diplôme de soignante ou non. Son corps commençait à se transformer, sa pudeur à apparaître.

Aime-moi si tu peux

Beaucoup d’aide pour un petit retour

Si les aides soignantes, aides de vie donnent beaucoup de leur personne, reçoivent beaucoup de la part des patients, il n’en est pas de même de la reconnaissance salariale, sans parler du soutien de sa hiérarchie.

Une aide-soignante à domicile travaille seule, sa responsabilité est engagée, sa fragilité se durcit avec les années. Mais une femme de vocation travaillant avec son cœur doit recevoir de l’empathie de la part de sa hiérarchie. Vous, l’amie.

Mado poursuit tout de même, car elle est une de ces femmes qui travaillent avec le cœur. Si elle devait travailler avec son porte-monnaie à la place du cœur, elle aurait arrêté depuis longtemps. Ce n’est pas un travail, c’est une vraie vocation.

Lors de sa toilette du matin, Mado a encore eu les mots apaisants qui l’ont confortée dans sa décision. Aime-moi si tu peux

Ce sont ces petites victoires qui lui permettent de palier au manque de reconnaissance de son métier.

Et nous ?

Comment ça, et nous ? Que viens-je faire dans cet article ? Que venez-vous faire dans cet article ? Ah oui, vous me voyez venir, vous demander de vous mettre à la fenêtre tous les soirs pour les applaudir ? Faites-le si vous le souhaitez, elles n’en seront que plus réconfortées après leurs dures journées de travail, surtout en ce moment.

Mais ce n’est pas là que je veux en venir.

Qui est à l’abri de se retrouver handicapé un jour ?
Qui est à l’abri de devenir vieux et incapable de se débrouiller seul ?

Personne !

Alors, en pensant à nos aides de vie qui travaillent un peu trop dans l’ombre, songeons qu’un jour, nous serons surement heureux, soulagés, par la présence d’une Mado qui viendra faire son travail, même si tout ne va pas bien dans sa vie, même si elle est fatiguée, même si sa santé est en jeu. Elle arrivera chez nous avec le sourire, et nous prodiguera les soins, l’attention dont nous aurons alors besoin.

Merci à toutes les Mado qui sont là pour nous !